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Territoire Grand Paris Nord

15 avril 2021Publié par Marie Gallas-Amblard

NECROPOLE DU VALLON DU SAUSSET A TREMBLAY

Le métier d’aménageur recèle une grande richesse d’expertises, de compétences et chaque projet d’aménagement est unique.

A Tremblay en France, nous menons depuis 2015 en co-maîtrise d’ouvrage avec @MétropoldeduGrandParis et @Terred’Envol, une opération d’aménagement hydraulique, paysager et écologique autour du dernier rû à ciel ouvert de Seine-Saint-Denis.

 

 

L’opération du Vallon du Sausset prévoit en effet la création d’un important dispositif de gestion hydraulique, qui constituera un ensemble paysager mettant en valeur les grands espaces ouverts caractéristiques de la plaine agricole nord-parisienne. Le projet d’aménagement consiste à créer un paysage structurant qui permette à la fois de souligner les qualités intrinsèques du vallon, mais aussi d’articuler les différentes fonctions du site (gestion des eaux pluviales pour éviter les risques d’inondation, enrichissement de la faune et la flore) tout en préservant les usages agricoles du site.

 

Parce que l’histoire de la Seine-Saint-Denis est indissociable de la construction de la Basilique Saint Denis à la fin de l’antiquité, les équipes de Grand Paris Aménagement ont anticipé le fait que le chantier pourrait mettre au jour des vestiges médiévaux.

 

En raison de la nature du projet et de la sensibilité archéologique du terrain, un diagnostic archéologique a été prescrit par le préfet de région (drac sra) qui a attribué sa mise en œuvre @inrap, l’institut National de Recherche Archéologique, qui a bien identifié la présence de quelques sépultures.

 

 

Et c’est quand finalement l’opérateur @Eveha a procédé aux fouilles entre aout et décembre 2019, que l’importance numéraire des inhumations conservées au sein d’une nécropole datant du Haut Moyen-Age est apparue : 1253 sépultures du VIème au XIIème siècle et qui font de Tremblay « l’un des plus beaux lieux funéraires de France » d’après l’Inrap.

 

Au gré de l’avancement, les archéologues ont cartographié et photographié leurs découvertes, récupéré les objets et ossements, et les ont stockés en laboratoire pour archivage et datation au carbone 14. Cette phase, appelée « post-fouilles » va durer 2 jusqu’à décembre 2022.

 

Pour Chloé Papillié, chargée de l’opération chez Grand Paris Aménagement, « les fouilles archéologiques étaient une vraie parenthèse dans mon quotidien. Chaque réunion de chantier réservait son lot de surprise, c’était un vrai musée à ciel ouvert qui se dévoilait sous nos yeux. Bien que pillées à de nombreuses reprises, les tombes montraient des squelettes quasi intacts, rares sont les occasions de voir ça d’aussi près… On passe d’une vision macro où l’on projette un bassin de 500 mètres de long, à une échelle micro où les archéologues me montraient la fracture au tibia d’un squelette, c’était captivant. ».

 

Passionnant ce métier d’aménageur on vous dit !

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